10/11/2008
04/11/2008
La vie rêvée
Si j’ai tant tardé à faire mon entrée dans le joli monde du travail, la joie des examens, des conférences de méthodes et des diplômes n’en sont pas l’unique raison. Lorsque l’on nait sans talent particulier, sans vocation profonde, sans désir irrépressible d’accomplir ; lorsque l’on est soutenu, entretenu, et que l’on aime chercher, essayer, et apprendre de ses expériences, alors, on est naturellement condamné à faire durer le statut d’étudiant afin de repousser le plus possible le moment fatidique, le choix, le lever quotidien, le salaire mensuel, les sorties entre collègues.
J’ai bien l’impression d’avoir poussé le bouchon le plus loin possible, d’avoir épuisé toute les potentialités ainsi que d’avoir couté les yeux de la tête de mes dévoués parents. Pourtant, j’arrive aussi peu enclin que possible dans la vie « active ». Apres pourtant 10 ans de vie pas si inactive.
Dans nos jeunes années, on nous enseigne que les études permettent d’avoir le choix de sa carrière ce qui est un luxe. C’est donc ce que j’ai fait. J’ai essayé de tirer le meilleur parti de cette terrible fatalité : un métier qui en jette, une destination exotique, un salaire qui me met à l’ abri de la misère. Il y a pire ailleurs me dit-on. Et pourtant, la même rengaine, les lundis matin sombres, les semaines passées à attendre le week end, les week end passés à appréhender les e-mails en attente, les soirées déjà écourtées passées à repasser la chemise du lendemain. Et les journées, les longues journées, à travailler pour quelqu’un d’autre, pour une firme, une chose, ce truc informe et impersonnel qui nous donne la béquée.
A la longue, on doit finir par s’habituer. Certains semblent s’y épanouir, à y passer nuits et jours fériés. Certains se prennent au jeu de grimper la pyramide hiérarchique. Et sinon, quoi ?
J’ai bien l’impression d’avoir poussé le bouchon le plus loin possible, d’avoir épuisé toute les potentialités ainsi que d’avoir couté les yeux de la tête de mes dévoués parents. Pourtant, j’arrive aussi peu enclin que possible dans la vie « active ». Apres pourtant 10 ans de vie pas si inactive.
Dans nos jeunes années, on nous enseigne que les études permettent d’avoir le choix de sa carrière ce qui est un luxe. C’est donc ce que j’ai fait. J’ai essayé de tirer le meilleur parti de cette terrible fatalité : un métier qui en jette, une destination exotique, un salaire qui me met à l’ abri de la misère. Il y a pire ailleurs me dit-on. Et pourtant, la même rengaine, les lundis matin sombres, les semaines passées à attendre le week end, les week end passés à appréhender les e-mails en attente, les soirées déjà écourtées passées à repasser la chemise du lendemain. Et les journées, les longues journées, à travailler pour quelqu’un d’autre, pour une firme, une chose, ce truc informe et impersonnel qui nous donne la béquée.
A la longue, on doit finir par s’habituer. Certains semblent s’y épanouir, à y passer nuits et jours fériés. Certains se prennent au jeu de grimper la pyramide hiérarchique. Et sinon, quoi ?
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